1. Filaire ou sans fil : la première vraie décision
C'est le seul choix vraiment structurant. Tout le reste se négocie ; pas celui-là.
Le filaire reste le standard pour les bassins enterrés de plus de 8×4 m utilisés au quotidien : pas de batterie à fatiguer, puissance d'aspiration constante, prix au litre nettoyé imbattable. Inconvénient unique mais réel : le câble qui s'emmêle.
Le sans fil a rattrapé la majorité de l'écart en 2024-2025. Pour un bassin de 6×3 à 8×4 m, un robot sans fil milieu de gamme (Dolphin Liberty, Dreame Z1 Pro, Aiper Scuba S1) fait le job sans compromis visible. Au-delà, il faut viser le très haut de gamme (Beatbot AquaSense 2) pour ne pas être limité par l'autonomie.
Règle simple : si vous changez de batterie tous les deux ans sans broncher, prenez sans fil. Sinon, filaire.
2. Zones nettoyées : ne payez pas pour ce que vous n'utiliserez pas
Quatre zones possibles : fond, parois, ligne d'eau, surface. Chaque ajout fait grimper le prix de 200 à 500 €.
- Fond seul : suffit pour un hors-sol ou une piscine très simple.
- Fond + parois : minimum vital pour une piscine enterrée.
- + ligne d'eau : recommandé si vous avez un liner clair ou une eau dure (calcaire). C'est la zone visible.
- + surface : utile uniquement si vous avez beaucoup d'arbres autour du bassin (feuilles, pollen).
L'erreur classique : payer 1 800 € pour un robot 4-zones alors qu'on n'a pas un arbre à dix mètres.
3. Autonomie : retrancher 20 % aux chiffres fiche
Les minutes annoncées sont mesurées sur fond plat, sans parois, en mode éco. En usage réel — parois incluses, eau un peu chargée — il faut compter 20 % de moins.
Pour un cycle complet (fond + parois) sans recharger, visez au minimum 150 minutes annoncées (≈ 2 h réelles). En dessous, vous allez devoir interrompre.
4. Filtration : la finesse, pas le volume
Tous les robots sortent un chiffre en microns (µ). Plus c'est petit, plus c'est fin. La barre utile :
- 180 µ : entrée de gamme, capture feuilles et gros débris uniquement.
- 150 µ : standard milieu/haut de gamme, capture pollen et la plupart des algues.
- 100 µ ou moins : premium, capture les particules fines (rare hors Zodiac Freerider CNX et équivalents).
Le volume du bac compte aussi : un bac de 5 L se vide une fois par semaine, un bac de 2 L après chaque cycle. Pénible.
6. SAV France et pièces : le critère qu'on oublie toujours
Un robot, c'est trois ans de vie utile à minima, idéalement sept. Sur cette durée, deux choses lâchent à coup sûr : la batterie (sans fil) et les roues / chenilles.
Maytronics (Dolphin) et Fluidra (Zodiac) ont un réseau pisciniste dense en France, des pièces dispos en magasin, et un délai d'intervention de 7 à 15 jours. Les marques asiatiques (Aiper, Beatbot, Dreame) montent en gamme mais le SAV reste un retour usine de 3 à 5 semaines.
Si vous utilisez votre robot d'avril à octobre tous les ans, ce critère vaut 200 € de différence sans hésiter.
7. App : nice-to-have, jamais déterminant
MyDolphin Plus et l'app Beatbot sont stables. iAquaLink (Zodiac) traîne des bugs depuis 2022. Les apps Aiper et Dreame sont correctes mais sans plus.
L'app sert à programmer un cycle, choisir un mode (fond seul, parois only…), et recevoir une notif de fin. Personne n'a besoin de plus.
Le récap décision
Pour 90 % des piscines familiales en France, le bon robot en 2026 est un sans-fil milieu de gamme à 600-900 € (Dreame Z1 Pro, Aiper Scuba S1) qui fait fond + parois + ligne d'eau, avec une autonomie de 180 minutes et une filtration 150 µ.
Au-dessus, vous payez du SAV (Dolphin/Zodiac) ou de l'IA (Beatbot). En dessous, vous payez un produit qui ne tiendra pas la saison 3.
Si vous hésitez encore, le sélecteur The Pool Robot vous sort une recommandation en moins de deux minutes à partir de votre piscine.